Accoucher par soi-même : résumé du livre [vidéo]

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Dans cette vidéo je vous fais le résumé du livre culte de l’accouchement non assisté : Accoucher par soi-même de Laura Kaplan Shanley.

Voici la retranscription texte de la vidéo :

Présentation de l’auteur

Laura Kaplan Shanley a choisi de mettre au monde ses quatre enfants (dont un se présentant par le siège) sans être assistée. Cette expérience a changé sa vie. Convaincue par sa propre expérience ainsi que par ses recherches qu’il n’y a rien à craindre si ce n’est la crainte elle-même, elle est à l’origine du mouvement pour un accouchement non assisté et exerce une activité de consultante en naissance.

Les animaux accouchent facilement et rapidement

Il est quand même étonnant qu’à l’inverse des humains, les animaux mettent bas sans signe évident de douleur ou de souffrance, de manière assez rapide et sans aucune intervention. En général, ils se retirent naturellement et profitent du calme de la nuit pour mettre au monde leurs petits.

Les femmes tribales aussi

Pendant des millénaires, les femmes ont enfanté avec la même facilité que les autres mammifères. Ceux qui ont observé des naissances dans les sociétés tribales les décrivent comme semblables aux naissances animales. L’auteur cite plein d’exemples de femmes de différentes tribus qui accouchent seules, sans aucune assistance. Les Tlingits d’Alaska par exemple semblent ne pas souffrir du tout de leur accouchement, certaines d’elles accoucheraient même en dormant.

Pourquoi pas les femmes occidentales ?

Physiologiquement on ne peut pas distinguer une femme occidentale d’une femme vivant dans une société tribale. Alors comment se fait-il qu’elles accouchent de manière si différente ?

La femme occidentale au contraire de la femme des sociétés tribales a perdu sa confiance dans le pouvoir d’accoucher par soi-même. Éduquée dans une culture remplie de croyances génératrices de peur, de honte et de culpabilité, elle n’écoute plus son moi intérieur qui lui permet de mettre au monde son enfant en toute sécurité et dans la beauté de l’enfantement naturel comme ce fut le cas depuis des générations.

Accoucher à l’hôpital est risqué

Différentes études* ont montré que les interférences du médecin sont la cause effective et première des complications durant l’accouchement et un fardeau pour l’organisme fragile du bébé. Beaucoup de médecins interviennent juste pour se couvrir. Ainsi, en cas de problème, ils peuvent prétendre avoir fait tout ce qu’ils pouvaient. Aux États-Unis, un nombre record de médecins, surtout dans le domaine de l’obstétrique est poursuivi en justice.

L’auteur liste les nombreux risques des accouchements proposés actuellement : les touchers vaginaux fréquents, l’épisiotomie (alors que des compresses chaudes sur le périnée ou un massage de la peau à l’huile s’avèrent souvent plus efficaces), la péridurale, la prise de médicaments qui perturbent le travail et intoxiquent le bébé, les différentes brutalités occasionnées au bébé telles que les aspirations des mucosités, le clampage précoce du cordon, les injections, la séparation d’avec la mère. Beaucoup de naissances hospitalières sont déclenchées alors que 50 % des femmes déclarées en dépassement du terme ne l’étaient en réalité pas du tout. Ainsi, il arrive qu’elles se retrouvent finalement avec un bébé prématuré.

Contrairement à l’illusion populaire, les femmes et les bébés ne sont pas plus en sécurité à l’hôpital. Avec une préparation adéquate, une naissance à la maison peut non seulement être plus sûre en soi, mais peut également être soutenue par cette même technologie. Choisir une naissance à la maison ne signifie pas forcément rester à la maison à tout prix, mais on demande l’assistance uniquement si on en a besoin, comme pour pour d’autres fonctions naturelles, comme marcher, parler, respirer et manger.

Le rôle du papa durant l’accouchement

En lisant ce livre, on découvre le rôle du papa durant l’accouchement. Même s’il est de plus en plus sollicité par des pratiques comme l’haptonomie par exemple, il est souvent mis à l’écart lors de la naissance elle-même (surtout quand elle se passe à l’hôpital et que le médecin prend sa place), alors qu’il devrait lui même accueillir le bébé et le mettre sur le ventre de la maman.  On comprend la complicité qu’un tel moment peut créer dans un couple. Il s’agit de continuer ce qui a été commencé lors de la conception et pas simplement être là.

Prendre son accouchement en main

Pour réussir son accouchement, cesseons de voir les médecins et les sages-femmes comme nos sauveurs. Ce sont des être humains, ni plus, ni moins. Nous sommes nos propres sauveurs. N’est-il pas temps pour nous d’exercer notre courage et de prendre notre vie entre main ? Éliminer ce qui a sans doute été une dépendance de toujours aux figures d’autorité ne sera pas facile mais nos efforts seront récompensés par le plus grand de tous les présents : notre liberté.

L’impact profond de nos croyances

Laura Kaplan Shanley explique qu’il ne suffit pas de s’éloigner du monde médical et de ses protocoles pour avoir un accouchement facile. Elle explique que les croyances négatives (produisant peur, honte, culpabilité) vis-à-vis de l’accouchement sont bien ancrées dans notre société et qu’elles induisent forcément une perception douloureuse du travail.

Il s’agit donc de se libérer des croyances limitatives et de se reconnecter à son Moi profond, comme la femme tribale qui nous parle à travers nos rêves, nos impulsions et notre intuition. Pendant des millénaires, les femmes ont enfanté avec la même facilité que les autres mammifères. Elles peuvent aujourd’hui retrouver cette aisance en se fiant à leur instinct.

Pourquoi accoucher par soi-même ?

La solitude peut se révéler bénéfique pour la femme en travail. Lorsqu’elle n’a pas trop d’observateurs inquiets autour d’elle pour la “rassurer”, elle est libre de rechercher en elle-même soutien et guidance. Michel Odent est d’accord. Selon lui, plus il y a d’observateurs, plus long sera le travail.

D’ailleurs, on peut observer le même phénomène chez les animaux. Par exemple, la simple observation de brebis en travail par plusieurs personnes ralentie sévèrement leurs contractions et, souvent, l’assistance d’un vétérinaire s’avère nécessaire. Comme les animaux, la femme devrait donc suivre son instinct et rechercher l’isolement, non pas tant parce qu’elle se méfie des autres mais plutôt parce qu’elle a confiance en elle-même.

 

Ce livre regorge de citations d’experts et d’études. Il est facile à lire et vite lu. Petit bémol tout de même : Les témoignages, les citations et les auteurs dont parle l’auteur peuvent nous sembler parfois éloignés car commencent à dater un peu et de très nombreuses références sont américaines. Dans la deuxième partie, il y a de nombreux témoignages d’accouchement sans assistance dont l’histoire de l’auteur elle-même.

En fin de livre, vous trouverez une liste d’adresses et de sites web en France, Belgique, Suisse et Québec qui seront d’une grande aide si vous envisagez d’accoucher par vous-même.

Ce livre nous redonne confiance dans notre capacité innée à mettre au monde nos enfants toutes seules. Il rebooste et donne plein d’énergie, je vous conseille vivement sa lecture !

Et vous ?

Qu’en pensez-vous du fait d’accoucher par soi-même ? Laissez un commentaire, votre avis nous intéresse !

 

Références :
* L’étude la plus connue est sans doute celle du Dr. Lewis Mehl, en 1977 (Davis-Floyd, 1992:179). Mehl a comparé deux groupes de femmes comprenant chacun 1046 naissances planifiées, l’un à la maison et l’autre à l’hôpital. Après analyse comparative des durées de travail, des complications, des résultats pour la santé de l’enfant et des procédures utilisées pour les deux groupes, il a montré que les naissances à a maison étaient en réalité plus sûres que les naissances à l’hôpital pour la mère et pour le bébé.

La chercheuse anglaise Marjorie Tew a mené une étude durant les années 1970 et 1980 qui comparait la naissance à domicile à la naissance hospitalière. Les 16328 naissances qu’elle a évaluées étaient classées en différentes catégories de risque : très bas, bas, modéré, haut et très haut. Dans chacune des catégories, la mortalité néonatale était plus basse hors de l’hôpital. Aux niveaux de risque bas et très bas, 2 à 3 fois plus de bébés mouraient à l’hôpital. Au niveau modéré, 8 fois plus. Et au niveau de risque élevé, 3 fois plus de morts néonatales dans les hôpitaux.

En 1986, le taux de mortalité périnatale dans les hôpitaux des Pays-Bas était de 13,9 ‰, alors qu’il était de 2,2 ‰ pour les naissances à domicile.

D’après Robbie Davis-Floyd (1992), des études menées en Arizona, au Canada et dans le Tennessee arrivent toutes à la même conclusion : accoucher à domicile est plus sûr qu’accoucher à l’hôpital.

 

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