La rivière vers la mère [Visualisation]

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Aujourd’hui je partage avec vous une histoire imaginée que j’aime beaucoup et qui j’espère vous aidera à vous préparer à donner naissance avec ouverture et accueil.

Pour accéder à la mer (mère) qui est, lors de la maternité, son but et son aboutissement, la femme doit passer par la rivière. Elle sait que la rivière n’est pas dangereuse, mais qu’elle doit y parcourir une certaine distance avant de parvenir à la mer.

La femme peut choisir de rester sur le bord de son lit, en mettant juste les pieds dans l’eau. Les eaux sont calmes, et ne risquent pas de l’emporter ; elle peut éventuellement s’accrocher à la berge ou tenir la main de la personne qui l’accompagne et qui, elle, demeure sur la berge. Par contre, la distance est longue, il lui faut suivre tous les méandres du bord. Il faut également qu’elle fasse très attention de ne pas se blesser car dans le sable ou la vase peuvent se cacher des tessons de bouteilles, ou des morceaux de fil de fer, voir des serpents. Elle arrivera peut-être à la mer en maîtrisant mieux ce qu’elle fait, en s’assurant de chacun de ses pas. Mail il se peut aussi qu’elle ait besoin d’aide, à cause de la fatigue, ou si des rochers glissants ou des parois verticales se présentent… Ces obstacles peuvent aussi l’obliger à se jeter à l’eau.

C’est ce qu’elle aurait aussi pu faire dès le début en choisissant de se laisser emporter par le courant. Parfois il peut être calme, parfois il peut être plus rapide. Il se peut également qu’il la bouscule plus qu’elle ne l’imaginait. Mais elle se souvient qu’il n’y a aucun danger, pas de cascades, pas de rapides trop risqués. De plus, elle sait que la personne qui l’accompagne est sur la berge et veille. Cette personne est là, vigilante, s’assurant que tout se passe bien, prête à plonger ou à appeler les secours au moindre problème.

La distance que la femme a à parcourir est la même dans les deux cas, mais ce sera beaucoup plus rapide si elle se jette à l’eau. Ce sera aussi beaucoup plus sécuritaire, car le courant nettoie le centre de la rivière de bien des dangers, les déposant sur le bord. Par contre, il lui faut se lancer, accepter de se jeter à l’eau et de se laisser emporter, s’abandonner avec confiance, ne pas maîtriser ce qu’elle fait.

Quand elle arrive enfin à la mer, elle se sent bien souvent épuisée si elle a choisi de suivre le bord ; par contre, si elle a choisi de se laisser emporter, elle se sent vidée, comme si d’immenses mains lui avaient octroyé un massage musclé, ayant labouré tout son corps et tous ses muscles ; mais elle sent que de ce vide naît une énergie nouvelle, insoupçonnée : une énergie qui la pulse vers l’avenir. Elle s’est ouverte pour accéder à la mer, c’est une évidence. Elle est mère !

Tiré du livre ‘J’accouche bientôt. Que faire de la douleur ?

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3 Comments

  • Isabelle

    Reply Reply 1 janvier 2017

    Belle image pour raconter le cheminement d’une femme en couche. ça me fait penser aussi au cheminement de ma fille qui est née dans l’eau. Elle aussi a dû emprunter la rivière étroite pour arriver jusqu’à « la mer », puis jusqu’au bras de sa mère, moi !

  • Chunchal

    Reply Reply 29 mars 2017

    Trop beau ce texte! Une belle image du parcourt par lequel doit passer toute femme qui souhaite devenir Mère.

  • Alexandra

    Reply Reply 24 mai 2017

    Superbe !
    A mon 4ème accouchement, j’ai enfin laché prise! L’accouchement s’est fait tout seul (en 15 minutes peut-être). Je n’ai rien contrôlé. C’est comme si ce n’était pas moi qui accouchait. C’était une autre force, un torrent que je ne pouvais maîtriser. J’ai laissé faire et je pense que c’était la meilleure chose à faire !

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