Sexe pendant la grossesse : 5 mythes et peurs

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Il existe beaucoup de fausses idées et de tabous sur la sexualité pendant la grossesse. Et bien sûr ceci génère des peurs aux futurs parents qui ont souvent du mal à en parler, que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur de leur couple. Pas étonnant que près de deux tiers des couples se privent de rapports sexuelles durant le 3e trimestre. Alors, faut-il se priver pendant la grossesse ? Comment faire l’amour et à quelle fréquence ?…

Nous allons tenter de répondre à toutes ces préoccupations.

Peur n°1, la plus commune : les rapports sexuelles pourraient faire du mal au foetus

Un compte rendu de 59 études conduites entre 1950 et 1996 sur l’activité sexuelle pendant la grossesse conclut que, hors facteurs de risque (tel que les maladies sexuellement transmissibles), les rapports sexuels ne nuisent pas au foetus.

Tout au contraire, plusieurs études indiquent que l’activité sexuelle pourrait avoir un effet positif sur la prévention des naissances prématurées et de la pré-éclampsie. De plus, cela préparerait le corps à l’accouchement et pourrait en faciliter le travail.

Peur n°2 : le sexe pendant la grossesse cause des contractions utérines, pouvant entraîner le déclenchement du travail prématurément

Une étude réalisée sur près de 600 femmes enceintes révèle que les femmes qui sont sexuellement actives tard dans leur grossesse ont moins de chance d’accoucher avant la 37e semaine de gestation que celles qui ne sont pas sexuellement actives. D’après leur rapport, les contractions de l’utérus suite à un orgasme ne sont pas gênantes pour le foetus et ne risquent pas d’initier le travail prématurément.

Peur n°3 : Le pénis et le sperme pourraient heurter le foetus

Il est physiquement impossible que le pénis ou le sperme entrent en contact avec le foetus. Pas de risque non plus de rupture de la poche des eaux. L’utérus est parfaitement isolé du vagin par deux membranes épaisses appelées le chorion et l’amnios qui agissent comme barrière et coussin.

Peur n°4 : Le bébé pourrait entendre les rapports sexuels

Encore une fois, il n’y a pas d’inquiétude à avoir à ce niveau là. Le foetus n’est pas “spectateur” des ébats amoureux de sa maman. Au contraire, pendant ces moments, le bébé se fait bercer par les mouvements et bénéficie de l’afflux d’endorphines produites par le corps de la maman. L’endorphine est une hormone produisant une sensation générale de bien-être, et notamment les sensations de calme, de sécurité et de joie.

Peur n°5 : si les envies sexuelles diminuent, mon couple est en danger

La libido est fluctuante durant la grossesse, c’est hormonal et tout à fait normal ! L’amour va bien au delà du sexe. Que ce soit en période de faible libido ou de libido intense, des personnes en relation peuvent faire le choix ou non de faire grandir la communication et l’amour entre eux de jour en jour.

Sachez que la libido fluctue de manière différente d’une femme à l’autre au cours de la grossesse mais qu’on observe en général que :

  • les nausées et la fatigue du 1er trimestre abaissent souvent le niveau de désir ;
  • au cours du 2e trimestre la libido a tendance a grimper (voire à beaucoup grimper !) ;
  • la libido a tendance à rediminuer légèrement au 3e trimestre. Le corps, étant d’avantage sollicité par le bébé qui a maintenant une taille importante, il est plus vite fatigué et moins énergique.

Conclusion : faites l’amour pendant votre grossesse selon vos envies !

Sauf en cas de contre-indication médicale, ne vous privez pas de faire l’amour pendant votre grossesse et ce même jusqu’au jour J, celui de la naissance ! Si vous vous respectez et que vous respectez votre partenaire, cela ne peut que vous apporter du bien-être et du positif pour la naissance. Par contre, soyez ouvert au changement, à la fluctuation des émotions et de la libido et soyez créatif ! Surtout au 3e trimestre, vous ne ferez plus l’amour dans les mêmes positions qu’avant, c’est garanti ! Faites de cette occasion une source de libération sexuelle, de découverte et d’écoute. La grossesse est un moment rare et précieux, à savourer sous tous ses aspects !

 

Et vous, quelles sont vos peurs, vos doutes, vos appréhensions par rapport à la sexualité pendant la grossesse ? Je vous invite à nous les partager dans les commentaires ci-dessous, merci !

 

Références :

Sayle, A. E., Savitz, D. A., Thorp, J. M., Hertz-Picciotto, I., and Wilcox, A. J. (2001). Sexual activity during late pregnancy and risk of preterm delivery. Obstetrics and Gynecolog y, 97 (2), 283–289.

Tan, P. C., Andi, A., Azmi, N., and Noraihan, M. N. (2006). Effect of coitus at term on length of gestation, induction of labor, and mode of delivery. Journal of Obstetrics and Gynecolog y, 108, 134–140.

Von Sydow, K. (1999). Sexuality during pregnancy and after childbirth : A metacontent analysis of 59 studies. Journal of Psychosomatic Research, 47 (1), 27–49.

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1 Comment

  • Julie Pierquin

    Reply Reply 22 juillet 2016

    vaste sujet ! Je pense qu’il est aussi important de décomplexer les femmes qui n’ont tout simplement pas envie. Qu’il est important qu’elles se respecte, qu’elles soient ou non dans la courbe de libido la plus courante.
    Et les papas aussi ! Qui voit le corps de leur compagne changer, devenir peut-être moins sexy à leur yeux et ils en ont le droit !!
    Merci pour cet article !
    Je ne savais pas pour le lien entre rapports sexuels et accouchement prématuré. Voilà qui devrait en rassuré plus d’un !

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